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ÉconomieKinshasa · Mines

Données géologiques : Kinshasa veut garder la main sur la carte de son sous-sol

Le Service géologique national dit bâtir une banque nationale de données, alimentée par un contrat de 180 millions de dollars avec la société espagnole Xcalibur. Aucun texte juridique n'a été publié à ce jour.

Par La rédaction · Desk d'Ebale

Publié le (Kinshasa)3 min de lecture

Rédigé avec l'aide de l'IA, vérifié par la rédaction

Creuseurs artisanaux de cobalt
Creuseurs artisanaux de cobaltPhoto : IIED / Wikimedia Commons (CC BY 2.5)

La République démocratique du Congo met en place une banque nationale de données géologiques et entend en contrôler l'accès. L'information vient d'une dépêche de l'agence Reuters publiée le 8 septembre, reprise par Politico.cd. « Les données produites dans le cadre de ces programmes constituent un actif stratégique de l'État congolais », y déclare Raoul Wazenga Vitima, directeur général du Service géologique national du Congo (SGNC).

Selon la même source, la base doit être pleinement opérationnelle d'ici la fin de l'année. Elle serait alimentée par une cartographie accélérée du sous-sol, des levés aéroportés et la numérisation d'archives historiques.

Un contrat de 180 millions de dollars

Le cœur du dispositif est un contrat de trois ans signé avec la société espagnole Xcalibur, d'un montant de 180 millions de dollars et entré en vigueur en janvier 2026, rapporte Reuters. Il porterait sur des levés couvrant plus de 700 000 kilomètres carrés, soit près d'un tiers du territoire national. Sollicitée par l'agence, l'entreprise n'a pas répondu.

Le financement combinerait ressources de l'État, revenus miniers et partenaires internationaux. Parmi ceux cités par la dépêche : le Bureau de recherches géologiques et minières français, le Council for Geoscience sud-africain, les américains KoBold Metals et Atlas Park, le japonais Solafune et l'AfricaMuseum belge.

L'accès serait organisé à deux étages : information géologique de base gratuite, jeux de données jugés plus sensibles payants. Les demandes seraient examinées au regard des besoins des investisseurs et de la protection des « intérêts stratégiques » du pays. Ni la grille tarifaire ni les catégories de données concernées n'ont été précisées.

Ce que le code minier prévoit déjà

Le code minier — loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002, modifiée par la loi n° 18/001 du 9 mars 2018 — encadre déjà ces données. Son article 324 rend confidentiels pour dix ans les renseignements techniques, géologiques et miniers fournis par le titulaire, avant leur ouverture au public ; la confidentialité tombe aussi quand le droit minier expire, est abandonné ou fait l'objet d'une déchéance.

L'article 323 prévoit une consultation gratuite des registres des droits miniers et des cartes de retombes au Cadastre minier, mais soumet « la levée des données » au paiement de frais fixés par le Règlement minier. Le principe d'un accès mi-gratuit mi-payant n'est donc pas nouveau.

Ce que l'on sait

Établi, selon la dépêche : l'existence d'un programme administratif porté par le SGNC, le contrat avec Xcalibur, le principe des deux niveaux d'accès. Établi par les textes : le régime de confidentialité et de transmission des données du code minier.

Non confirmé : aucun projet de loi, décret ou arrêté sur la propriété ou l'accès aux données géologiques n'a été rendu public à ce jour, et aucun compte rendu du Conseil des ministres n'aborde le sujet, écrit Politico.cd. Les chiffres avancés — 20 % du territoire exploré, 130,7 millions de dollars d'exploration en 2024, environ six millions de tonnes de réserves de cobalt — proviennent d'estimations du SGNC, de S&P Global et de l'institut géologique américain citées par Reuters. Ils n'ont pas été vérifiés de source indépendante par Ebale.

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Articles rédigés collectivement par la rédaction d'Ebale, à partir de dépêches et de sources publiques, puis relus et vérifiés avant publication.

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