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ÉconomieRDC · Cobalt

Cobalt : les prix de l'hydroxyde congolais reculent de près de 27 % malgré les quotas

Selon RFI, la baisse de la demande mondiale et la normalisation des exportations pèsent sur les cours du cobalt congolais, un an et demi après les restrictions décidées par Kinshasa.

Par La rédaction · Desk d'Ebale

Publié le (Kinshasa)3 min de lecture

Rédigé avec l'aide de l'IA, vérifié par la rédaction

Creuseurs artisanaux de cobalt
Creuseurs artisanaux de cobaltPhoto : IIED / Wikimedia Commons (CC BY 2.5)

La courbe des prix du cobalt s'est inversée. L'hydroxyde de cobalt, la forme sous laquelle la République démocratique du Congo (RDC) exporte l'essentiel de sa production, a perdu près de 27 %, rapporte RFI dans sa chronique des matières premières publiée le 8 septembre 2026. Ce recul intervient un an et demi après les restrictions successives à l'exportation décidées par Kinshasa, et alors que le pays continue d'encadrer les volumes vendus par un système de quotas.

Le raisonnement des autorités était pourtant l'inverse : c'est parce que les prix étaient trop bas, début 2025, que le gouvernement avait fermé le robinet. Selon RFI, les exportations restent nettement inférieures à celles des années précédentes et l'offre mise sur le marché demeure restreinte.

Des flux commerciaux en partie rétablis

Au départ, les opérateurs miniers peinaient à utiliser leurs quotas, freinés par des procédures réglementaires complexes. Ces volumes sont désormais exportés plus facilement et arrivent de manière plus régulière en Chine, destination située à quelque 90 jours de voyage de la RDC, indique RFI. Après des mois de perturbations, les flux commerciaux ont donc été en partie rétablis.

D'autres facteurs pèsent sur les cours. Les analystes du cabinet Project Blue, cités par RFI, évoquent une offre à bas coût « de matériaux recyclés et de cobalt métallique dissous » mise sur le marché.

Une demande en berne

L'autre moitié de l'équation, c'est la consommation. Dans les batteries de véhicules électriques, « la technologie LFP lithium fer phosphate continue de gagner des parts de marché », explique Chris Welch, chargé du suivi des matériaux pour batteries chez Argus Media, cité par RFI, au détriment des procédés qui utilisent du cobalt. La demande pour l'électronique grand public — smartphones, tablettes, cigarettes électroniques — est elle aussi plus faible qu'anticipé. Seuls les alliages, notamment dans l'aéronautique, tiennent leur niveau.

Ce que l'on sait

Établi par la source : la baisse est progressive depuis début juin, selon les données d'Argus Media ; elle touche surtout l'hydroxyde au départ de RDC, et dans une moindre mesure le cobalt métal réexporté par la Chine. Le métal qui arrive actuellement en Europe n'a pas encore intégré ce recul, ayant été expédié de Chine plusieurs mois plus tôt.

Non confirmé : la durée de la baisse. Certains experts y voient une simple correction après des prix devenus intenables pour les raffineurs chinois ; des négociants la jugent exagérée. Project Blue estime au contraire que la poursuite des importations chinoises d'hydroxyde pourrait entraîner une baisse supplémentaire. La dépêche ne donne ni le niveau des prix en dollars, ni le volume des quotas 2026, ni de réaction officielle de Kinshasa ou de l'Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques.

Ce qui se joue pour Kinshasa

Le cobalt est l'une des ressources clés du pays. Si la demande ne repart pas, les autorités conservent le levier des quotas pour soutenir les prix. Elles doivent toutefois composer avec les opérateurs miniers, qui ont déjà ralenti leur activité contre leur gré pour respecter les plafonds imposés. Tout dépendra, selon RFI, de leur capacité à exporter la totalité du quota alloué pour 2026.

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L'auteur

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Articles rédigés collectivement par la rédaction d'Ebale, à partir de dépêches et de sources publiques, puis relus et vérifiés avant publication.

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