Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a condamné les violences et menaces dont aurait été victime Ikobia Bahati, procureur de la République et chef du Tribunal de paix de Makiso, à Kisangani, dans la province de la Tshopo. L'institution a réagi dans un communiqué daté du 7 septembre 2026, rapporte Radio Okapi.
Selon la radio onusienne, le CSM répondait à une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Les images montrent des éléments de la police s'en prendre au magistrat lors d'une opération de lutte contre l'insalubrité menée dans la ville. Le contenu exact de la séquence, sa date et les circonstances précises de la scène ne sont pas détaillés dans la dépêche.
Ce que demande le CSM
Dans son communiqué, le Conseil supérieur de la magistrature rappelle que les magistrats bénéficient de la protection de l'État en raison de leurs fonctions. Il exige l'ouverture d'une enquête approfondie ainsi que des sanctions contre les auteurs des violences, selon Radio Okapi.
L'institution appelle aussi les autorités compétentes à garantir la sécurité des magistrats sur l'ensemble du territoire national. Elle estime que de tels actes portent atteinte à l'indépendance de la justice et à l'État de droit. Le CSM dit attendre que les responsabilités soient établies et que les suites appropriées soient données à cette affaire.
Des policiers en garde à vue
Une enquête judiciaire a été ouverte après l'agression présumée du procureur, selon des sources policières à Kisangani citées par Radio Okapi. Certains policiers concernés ont été interpellés et placés en garde à vue, dont l'officier qui aurait donné l'ordre de s'en prendre au magistrat. Ni le nombre de personnes interpellées, ni leur identité, ni leur unité de rattachement ne sont précisés.
Au moment de la mise en ligne de l'article de Radio Okapi, la police n'avait pas encore réagi à ces faits.
Ce que l'on sait
Établi : le CSM a publié un communiqué daté du 7 septembre 2026 condamnant l'agression signalée d'un magistrat à Kisangani et exigeant une enquête. Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux est à l'origine de cette réaction. L'agression serait survenue en marge d'une opération d'assainissement dans la ville.
Non confirmé de source indépendante : le déroulé exact des faits, l'identité et le nombre des policiers interpellés, ainsi que l'existence d'un ordre hiérarchique visant le magistrat. Ces éléments proviennent de « sources policières » non nommées. Aucune décision de justice n'a été rendue à ce stade : les policiers cités bénéficient de la présomption d'innocence. La police nationale et l'autorité provinciale de la Tshopo n'ont pas encore communiqué publiquement.
À ce jour, l'affaire s'inscrit dans un contexte plus large de tensions signalées entre corps de sécurité et magistrature en RDC, sans qu'il soit possible, sur la seule base de cette dépêche, d'en établir la fréquence ou l'ampleur.