Une maison d'habitation située sur l'avenue Kongolo, en direction de Kabinda, dans la commune de Barumbu, à Kinshasa, a été ravagée par les flammes dans la soirée du mardi 8 septembre. Aucune perte en vie humaine n'a été signalée, mais les dégâts matériels sont importants, rapporte le média en ligne Dépêche.cd. L'origine du sinistre reste inconnue à ce stade.
Selon le même média, il s'agit du quatrième incendie enregistré dans la capitale en quatre jours. Le premier, survenu dans la nuit du vendredi à samedi 5 septembre dans la salle Panacée, à Lingwala, a coûté la vie à 12 personnes. L'école Saint-Pierre a été touchée le lundi 7 septembre, puis la salle Bonne Auberge, à Limete, dans la nuit du même jour.
Les délais d'intervention en cause
Comme lors des sinistres précédents, l'intervention des sapeurs-pompiers a été marquée par un retard important, écrit Dépêche.cd, qui indique que la situation suscite de nouvelles interrogations sur les capacités des services anti-incendie à Kinshasa. Le média ne précise pas le délai constaté ni la source de cette observation.
Toujours selon Dépêche.cd, une autorité communale dont le nom n'est pas cité affirme que la ville de Kinshasa disposerait de moins de cinq camions anti-incendie. Ce chiffre n'est pas confirmé par une source officielle et l'Hôtel de ville n'a pas réagi publiquement à ce stade.
Le média cite par ailleurs l'ancien député national Ados Ndombasi, selon qui une proposition de loi sur l'organisation et le fonctionnement du corps des sapeurs-pompiers, qu'il avait initiée lors de la précédente législature, avait été rejetée, notamment en raison de son appartenance à l'opposition. Cette lecture est celle de l'ancien élu ; le sort exact du texte et les motifs du rejet n'ont pas été documentés par la dépêche.
Ce que l'on sait
Établi par la dépêche : un incendie a détruit une habitation à Barumbu le 8 septembre au soir, sans victime signalée ; trois autres incendies ont été rapportés dans la capitale depuis le 5 septembre, dont celui de la salle Panacée, présenté comme ayant fait 12 morts.
Non confirmé de source indépendante : le bilan de 12 morts à Lingwala, qu'aucune communication officielle citée ne vient étayer dans cette dépêche ; le nombre de camions anti-incendie de la ville, attribué à une autorité communale anonyme ; l'ampleur des retards d'intervention ; les causes des quatre sinistres, toutes inconnues à ce jour.
Aucun lien entre ces incendies n'est établi. La série peut relever de la coïncidence, d'un facteur commun — installations électriques, saison, densité du bâti — ou de circonstances distinctes. Aucune enquête officielle n'est mentionnée. Le même jour, Radio Okapi a consacré son émission « Dialogue entre Congolais » aux conditions de sécurité dans les lieux recevant du public, avec la participation du directeur général de la Protection civile et d'un représentant de l'ASADHO, dont le contenu est détaillé dans un autre article d'Ebale.