Des individus se réclamant du ministère provincial des Transports interpellent depuis plusieurs semaines des motocyclistes et des automobilistes en pleine circulation sur le boulevard du 30 Juin et plusieurs grands axes de Kinshasa, rapporte Radio Okapi dans un article publié le mardi 8 septembre 2026. Habillés en tenue civile, ces hommes exigeraient le paiement d'amendes forfaitaires sans délivrer de quittance.
Selon la radio onusienne, qui dit s'appuyer sur des témoignages concordants recueillis auprès de conducteurs et de passagers, ces personnes se placeraient au milieu de la chaussée avant de s'agripper aux guidons des motos ou aux volants des véhicules pour les immobiliser.
Des arrêts en pleine circulation
Ces manœuvres peuvent provoquer la chute de passagers ou obliger les conducteurs à des écarts brusques, décrivent les témoins cités par Radio Okapi. Les sommes réclamées varieraient, toujours selon ces témoignages, entre 20 000 et 50 000 francs congolais, payées en espèces et sans document justificatif.
Un conducteur de taxi-moto, cité par Radio Okapi, raconte : « Tu roules tranquillement avec ton client, soudain quelqu'un attrape ton guidon. On a failli être écrasés par un bus. Ils disent qu'ils sont du ministère, mais ils veulent juste l'argent. Si tu donnes 20 000 ou 50 000 francs, ils te laissent partir sans aucune quittance. »
Une habitante de la capitale, dont la radio ne donne que le prénom, dénonce la méthode : « C'est inadmissible. On peut traquer les infractions, mais pas en mettant la vie des citoyens en danger. Faudra-t-il qu'il y ait un mort sur le boulevard pour que les autorités encadrent ces contrôles ? »
Ce que l'on sait
Faits rapportés par une seule source de presse, Radio Okapi :
- Des contrôles routiers menés par des hommes en civil se réclamant du ministère provincial des Transports ont lieu depuis plusieurs semaines sur le boulevard du 30 Juin et d'autres axes de Kinshasa.
- Des conducteurs et passagers décrivent des interpellations brusques et des paiements en espèces de 20 000 à 50 000 francs congolais, sans quittance.
- Des usagers demandent l'intervention des autorités urbaines et de la police de circulation routière.
Ce qui n'est pas établi :
- L'identité et le statut réel de ces personnes : ni le ministère provincial des Transports ni l'hôtel de ville de Kinshasa ne se sont exprimés publiquement à ce stade, selon les éléments disponibles.
- Le nombre de cas, la période exacte et l'existence d'accidents ou de blessés liés à ces interpellations : aucun bilan n'a été communiqué par une autorité.
- La destination des sommes perçues. L'article évoque des recettes qui échapperaient au Trésor public, sans que cela ait été vérifié par une administration.
Aucune procédure judiciaire n'est mentionnée à ce jour. En l'absence de décision de justice, les faits décrits restent des accusations portées par des usagers.
Un contentieux récurrent
Les tracasseries routières reviennent régulièrement dans l'actualité congolaise. Radio Okapi rappelle, dans ses articles associés, une grève de taximen motos à Kananga contre des « tracasseries policières ». La question de l'encadrement des contrôles et de la délivrance de quittances reste posée dans plusieurs villes du pays.