Le gouverneur de l'Ituri s'est rendu lundi 7 septembre dans le territoire de Mambasa, à environ 165 kilomètres de Bunia, rapporte Radio Okapi. Il s'agit de sa première visite de terrain dans cette entité confrontée depuis plusieurs mois à des attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).
Devant la population, l'autorité provinciale a promis de travailler à la restauration de l'autorité de l'État et au renforcement de la cohésion sociale. Elle a assuré vouloir créer les conditions permettant aux habitants déplacés de regagner leurs villages et leurs champs, selon la même source.
Un territoire vidé de ses habitants
Selon la société civile locale citée par Radio Okapi, plus de 300 personnes ont été tuées depuis le début de l'année dans le territoire et plus de 45 000 ménages ont été contraints de fuir leurs villages. Des habitants ont aussi abandonné leurs champs et leurs sites miniers en raison de l'insécurité.
La dépêche ne précise ni la répartition géographique de ces cas, ni la méthode qui a permis d'établir ce décompte. Aucune donnée émanant des autorités provinciales ou des agences humanitaires n'est citée en contrepoint.
La société civile attend des mesures concrètes
Les structures citoyennes locales saluent les engagements annoncés, mais réclament leur concrétisation. Elles demandent notamment des mesures contre les tracasseries routières attribuées à certains éléments des forces de sécurité, rapporte Radio Okapi.
Pour les représentants de la population, le rétablissement de la sécurité reste la première condition d'un retour : sans elle, ni la reprise des activités agricoles ni celle de l'exploitation minière artisanale ne sont possibles.
Le gouverneur a par ailleurs appelé les habitants à collaborer avec les services de sécurité ainsi qu'avec les équipes engagées dans la riposte contre Ebola, sans que la dépêche ne détaille l'état actuel de cette épidémie dans le territoire.
Ce que l'on sait
- La visite du gouverneur à Mambasa a eu lieu le lundi 7 septembre 2026 ; c'était sa première descente dans ce territoire.
- Les engagements annoncés portent sur l'autorité de l'État, la cohésion sociale et le retour des déplacés. Aucun calendrier, aucun dispositif ni aucun budget n'a été rendu public.
- Les chiffres de plus de 300 morts et de plus de 45 000 ménages déplacés proviennent de la société civile locale. Ils ne sont pas confirmés de source indépendante et n'ont pas fait l'objet d'une confirmation officielle dans la dépêche.
- Les attaques sont attribuées aux ADF par les sources locales. Aucune revendication ni aucune enquête judiciaire n'est mentionnée.
- Les accusations de tracasseries routières visant des éléments des forces de sécurité émanent de la société civile ; elles n'ont pas été suivies d'une réaction publique des autorités militaires ou policières à ce stade.