Les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), la Police nationale congolaise (PNC) et les services de renseignements ont bouclé le site de déplacés de Kigonze, à Bunia, en Ituri, vers une heure du matin dans la nuit du dimanche 6 au lundi 7 septembre 2026. Les abris de fortune ont été fouillés et vingt-quatre personnes ont été interpellées, rapporte le média en ligne BETO, qui cite des sources de sécurité.
Selon ces mêmes sources, citées par BETO, la fouille n'a permis de découvrir ni arme, ni munition, ni effet suspect. Les personnes interpellées ont été conduites à l'état-major de la trente-deuxième région militaire, à Bunia. Le motif juridique de ces interpellations n'a pas été communiqué et le statut des vingt-quatre personnes n'était pas connu le 8 septembre.
Un hangar de l'armée incendié
L'opération a provoqué une réaction sur le site. Un hangar abritant une position des FARDC a été incendié par des déplacés en colère, toujours selon BETO. Des tirs de sommation ont été effectués et le calme est revenu dans la matinée du lundi. Certains déplacés ont passé la nuit dans des quartiers voisins.
Le comité du site affirme que plusieurs des personnes interpellées sont des mineurs scolarisés. « Notre cri d'alarme est que ces jeunes soient libérés parce que certains sont des enfants qui étudient. Ce camp a été ciblé plusieurs fois. Il y a des services de sécurité qui procèdent souvent à des bouclages dans ce site », déclare le président du site de Kigonze, cité par BETO.
Un site déjà sous tension
Kigonze est l'un des principaux sites de déplacés de Bunia. Il figure parmi les installations décrites par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans un rapport publié le 4 septembre 2026 : plus de cinquante sites gérés par l'agence dans l'est du pays se trouvent dans des zones de l'Ituri et du Nord-Kivu touchées par l'épidémie d'Ebola et abritent environ 400 000 personnes, selon ce document tel que rapporté par BETO.
Le nombre d'occupants de Kigonze n'a pas été communiqué à l'occasion de cette opération.
Ce que l'on sait
Établi, selon une seule source de presse : la date et l'heure du bouclage, la participation des FARDC, de la PNC et des services de renseignements, le nombre de vingt-quatre interpellations, l'absence de saisie, le transfert à la trente-deuxième région militaire, l'incendie d'un hangar de l'armée et les tirs de sommation.
Non confirmé : le nombre exact de mineurs parmi les personnes interpellées et leur âge, le motif juridique des arrestations, leur lieu de détention et leur situation au 8 septembre. Ni la trente-deuxième région militaire, ni la PNC, ni le gouvernorat de l'Ituri n'ont donné leur version publiquement. La fréquence des opérations de bouclage sur ce site n'est pas documentée publiquement : elle repose ici sur la seule déclaration du comité des déplacés. Aucun bilan de blessés n'a été communiqué après les tirs de sommation.